Anywhere, Out Of The World

Réservoir de réflexions personnelles et autres délires particuliers

jeudi 14 mai 2009

Encart exceptionnel

La loi Hadopi a finalement été adoptée (enfin on s'y attendait). Et ça, c'est mal.

(Je travaille - enfin plus ou moins, j'ai pas vraiment le temps mais bon - à me refaire un blog et celui-ci est bien toujours fermé, mais ce sujet-là est trop important pour que je le remette à plus tard)

lundi 2 mars 2009

Goodbye, cruel world

(I'm leaving you today...)

Bon, rassurez-vous, ce n'est que le titre d'une chanson de Pink Floyd (dans l'album The Wall) mais j'ai toujours voulu intituler le titre d'une note comme ça :D.

Mais bref. Venons-en au fait : comme je l'avais remarqué l'été dernier, ce blog n'a plus vraiment de raison d'être. D'autant moins que depuis un certain temps, lorsque j'ai quelque chose à faire partager, j'en parle à Elsa, et donc pas ici, pas à vous. Vous trouverez peut-être ça égoïste, mais bon. C'est comme ça. En sus de ce constat, il me fend vraiment le coeur de voir ce blog vide. Donc, bon, inutile de tergiverser trop longtemps - ce qui est inutile peut disparaître. Ou du moins cesser son activité, je n'ai pas le fol orgueil de vouloir faire disparaître quelque chose de l'Internet, ni même l'envie en fait, j'adore me relire de temps en temps.

Ce n'est pas pour autant que je veuille arrêter de tenir un genre de journal sur le web. Mais d'autres formes me tentent plus (comme Asaph, par exemple, qui est un genre de logiciel de microbloggisme qui n'a rien de commun mais qui est tout à fait excellent), et d'autres contenus aussi, parce que j'aime bien ma vie, mais j'en ai marre de l'étaler (ou plutôt de ne pas l'étaler mais d'être tenté de le faire pour faire du remplissage de blog, quel triste utilité). J'aurais probablement par exemple plus de plaisir à évoquer un peu plus les divers délires de Javascript que j'aime à avoir. Quoique je pourrais certainement difficilement me passer d'écrire encore de longues réflexions qui ne mènent nulle part...

Mais toujours est-il que ce support-là ne me convient plus. Donc en attendant de trouver (ou plus probablement créer) un truc différent, goodbye le blog. Concrètement, ça signifie l'absence de nouveaux billets, jusqu'à éventuellement un ultime et dernier pour anoncer un nouveau truc ; et la fermeture des commentaires.

Et puis vous n'aviez qu'à aimer les probas... :D

vendredi 6 février 2009

Les probas, c'est magique

J'ai toujours trouvé dommage que l'on ne fasse pas de probabilités en maths en taupe ; c'est un domaine où il faut savoir raisonner de façon relativement différente, et a priori contre-intuitive, du moins par rapport à ce à quoi on est habitué. En discutant à midi d'un problème archi-connu et qui nous avait toujours laissé ébahis d'incompréhension, on s'est dit que, ce qui est fantastique, en probas, c'est que le raisonnement qui vous semble le plus rigoureux peut finalement s'avérer complètement faux, et que l'on peut trouver dix raisonnements différents qui donneront dix réponses différentes. Et qu'uniquement une sera juste. Nulle part ailleurs en maths on semble nager dans un tel brouillard.

Mais venons-en au problème que l'on a résolu à midi, après moult discussions. Il en existe quantité de déclinaisons, en voici une : "vous êtes à un jeu télévisé, on vous présente faces cachées trois cartes, un valet, une dame et un roi. Vous allez devoir en choisir une ; si vous trouvez la dame, vous gagnez mille euros, et sinon, vous perdez. Donc vous en choisissez une des trois ; alors, sans vous dévoiler la carte que vous avez choisie, on retourne une des deux autres cartes qui n'est pas la dame. Il n'y a donc plus que deux cartes faces cachées, celle que vous avez choisie et l'autre qui n'est pas dévoilée, et vous savez que l'une d'entre elles est la dame. On vous demande alors si vous voulez changer de choix, c'est à dire plutôt choisir l'autre carte face cachée, ou garder celle que vous aviez choisie avant. Que faire ?"

Comme vous connaissez peut-être déjà la réponse, inutile de faire durer le plaisir : il faut changer son choix. Mieux, vous avez alors 66% de chances de gagner ! Délirant, non ?!

Mais expliquons un peu mieux tout cela. Lorsque vous faites votre premier choix, vous avez une chance sur trois, soit 33% de chances, de tomber sur la dame. Jusqu'ici, pas de problèmes. Ensuite, on vous dévoile une des deux autres cartes en vous montrant que ce n'est pas la dame, et donc on vous demande de refaire un choix entre les deux cartes restantes. Là, a priori, comme cela revient à faire un choix entre deux cartes, que vous changiez de carte ou pas, vous avez 50% de chances d'avoir la dame. Bon, c'est sûr que c'est mieux que 33... sauf que c'est faux. Et ça c'est la magie des probas, qui vous donne mal à la tête mais qui est tellement fantastique.

On peut tout d'abord tenter de se convaincre que c'est faux. Sauf que ça c'est super dur. Le raisonnement que l'on fait semble a priori parfaitement juste - tout semble revenir à choisir, au final, entre deux cartes, indépendemment de ce qu'on a fait avant, et si c'était bien ça, on aurait effectivement 50% de chances de gagner. On peut d'ailleurs tenter de faire un arbre des possibilités et l'on retombe sur 50% de chances... et c'est toujours aussi faux, sauf que c'est vraiment dur de s'en convaincre.

Voyons donc plutôt pourquoi la solution proposée est juste ! En fait, j'ai plusieurs façons de l'expliquer. Qui se valent toutes. Ce qu'il faut bien remarquer, c'est que le fait qu'on dévoile une carte qui n'est pas la dame change vraiment, vraiment tout dans le processus des choix. Supposons que vous aviez choisi la dame dans votre premier choix : alors on vous enlève une des deux autres cartes et là vous avez 0% de chances de gagner si vous changez, bon. Supposons que vous aviez par exemple le valet dans votre premier choix : alors on enlève forcément le roi (!) puisqu'on ne peut enlever la dame. Et donc l'autre carte face cachée ne peut qu'être la dame, et si vous changez vous avez 100% de chances de gagner ! Pareil si vous aviez choisi le roi dans votre premier choix ; au final, si vous changez, vous gagnez à coup sûr dans 66% des cas (lorsque vous choisissez le valet ou le roi en premier) et vous perdez à coup sûr dans 33% des cas (lorsque vous choisissez la dame en premier).

Une autre façon de voir les choses est que lorsque vous faites votre premier choix, vous avez 33% de chances d'avoir la dame. Donc 66% de chances que l'une des deux autres cartes soit la dame. On vous dévoile une de ces deux cartes qui n'est pas la dame, vous avez donc 66% de chances que l'autre carte soit la dame ! Tout se passe comme s'il y avait un transfert de probabilités entre la carte que l'on vous dévoile et l'autre carte : les 33% de la première viennent s'ajouter à la seconde...

On peut encore se dire (plus compliqué ! et un peu tendancieux aussi, mais ça marche par la magie des complémentaires) que l'on a 33% de chances de gagner lors du premier choix. Donc 33% de chances de perdre si l'on change.

On voit que l'élément central, en fait, c'est que le seul, le véritable choix que vous faites, c'est changer ou pas. On essaie de vous embrouiller avec un premier choix et un semblant de second choix, mais en fait, ils n'ont pas d'importance ; on peut prendre le processus entier comme un tout, et tout revient alors au choix suivant que vous pourriez avoir fait avant même d'avoir choisi la première fois : changer, ou pas. On s'aperçoit alors très bien que les deux issues n'ont pas la même espérence mathématique.

lundi 5 janvier 2009

Il neigeait

Le Luco sous la neige
Existe aussi en vert

Ben, oui, malheureusement il ne neige plus. Mais il faut avouer que voir le jardin du Luxembourg sous autant de neige avait quelque chose d'assez inattendu. Des bonhommes de neige ont poussé sur les rambardes. Des barrières ont fleuri un peu partout, aussi, obligeant à faire des détours ; c'est un peu idiot, il n'y a pas plus de neige d'un côté que de l'autre... Les joggers courraient néanmoins toujours, imperturbables. Mais encore un peu et ils se mettront peut-être au ski de fond.

PostScriptum : La neige dope l'imagination des lycéens aussi. Enfin, jusqu'à un certain point - ils ne savent pas toujours faire autre chose que des boules de neiges.

PostPostScriptum : Oui, mon portable voit la vie en rouge. C'est là qu'on regrette de ne pas avoir pris de véritable appareil photo, mais bon.

lundi 22 décembre 2008

Je suis déçu

Hier matin, par pure curiosité, j'ai placé dans le salon, relativement en évidence, un échiquiper, avec toutes les pièces placées et tout, et avec le premier coup joué. Histoire de voir si quelqu'un jouerait le deuxième.

Hé bien personne n'a joué. Quasiment tout le monde ici sait jouer au échecs, et certains apprécient même de le faire ; mais personne n'a joué. Cette famille manque un peu de fantaisie.

dimanche 16 novembre 2008

Efficacité totale

Vu sur un carton abandonné par terre, dans une rue meudonnaise :

Ils ont du faire une faute de frappe en écrivant "pour" :D .

vendredi 14 novembre 2008

Après la pluie, le beau temps

Et, éventuellement, après le délire, l'éventualité. Je me perds en éventualités éventuelles qui éventuellement pourraient être contingentes. Au moins je me sens mesuré à faire ça, mais ça manque un peu de sens.