Cette question est largement ignorée, et pourtant essentielle.
Rappels de biologie, et plus particulièrement au chapitre "Procréation & action hormonale" - ou quelque soit son nom exact, vous avez saisi le sujet global. Si vous connaissez déjà ce sujet fort (in ?)intéressant dont nous sommes abreuvés en terminale, vous pouvez sauter ce paragraphe.
Sans entrer dans les détails, l'hormone mâle responsable du développement des caractères sexuels secondaires et de la stimulation de la spermatogénèse est la testostérone ; et son taux dans le sang est régulé par une autre hormone, la LH, produite par la partie antérieure de l'hypophyse, une glande située en-dessous du cerveau. Le taux de LH est lui-aussi régulé par une autre hormone [parenthèse : ça finit par faire beaucoup. On pourrait imaginer ainsi une hormone qui en régule une autre qui en régule une autre, et ainsi de suite sur autant de niveaux que possible. Comme quoi l'étude du corps humain est vraiment hyper intéressante (rire ironique)... Cela pourrait servir d'argument contre l'Intelligent Design, tiens...]. Enfin, bref, le taux de LH est régulé par une neuro-hormone, la GnRH, produite par l'hypothamalus, une partie du cerveau. De plus, l'effet de la GnRH (qui est la stimulation de la production de LH) est effectif dans la seule mesure où la GnRH est produite par pulses, c'est à dire que c'est la brusque augmentation de la concentration de GnRH qui stimule la production de LH par l'hypophyse - cette phrase est la seule chose à retenir pour la suite, le reste était anectodique. Et on va quitter l'aspect dogmatique du rappel pour entrer dans la partie intéressante.
Mon prof de bio étaye ces observations par un "cette production pulsative est causée par l'activité rythmique des neurones". Puis de conclure que le système testostéro-hormo-hypophysothalamique, ou quelqu'ait été le nom barbare utilisé, est un système réglé et réglant. Mais il est bien peu ambitieux dans ses déductions. En effet, nous observons ici que c'est la variation de la concentration de GnRH qui importe pour l'hypophyse. Et fort logiquement, on en déduit que l'hypophyse calcule la dérivée de la fonction qui au temps associe la concentration de GnRH. Mais c'est pourtant évident ! Et, continuons même la réflexion : croyez-vous que les hommes, pour calculer la dérivée d'une fonction, font appel à des règles mathématiques insipides et complexes ? Que non pas, leur controle hypophyso-truc-machin, agissant comme un ordinateur analogique, leur fourni la solution, puisqu'il calcule fort bien lui-même les dérivées ! On peut même généraliser : l'homme est un ordinateur analogique à lui tout seul, et c'est pour ça qu'il est fort en maths.
Partant de ces conclusions, pouvez-vous encore affirmer que l'homme pense avec sa tête uniquement ? Eh non ! Mais, mieux : tout ce système hypomachin, il a pour but de réguler la concentration de testostérone, qui reste une hormone sexuelle. Et que peut-on sainement en conclure ? Que l'homme, bien loin de penser avec sa tête, pense avec ses "cojones" [c'est un mot peu acceptable en français, excusez-moi]. Ce n'était d'ailleurs pas un mystère pour bien des gens et vous trouverez de nombreuses personnes que vous pourrez édifier en exemple de cette démonstration - les cinéphiles, par exemple (comprenne qui pourra). Citons même une blague quelconque trouvée par hasard sur internet pour l'étayer :
Pourquoi les femmes n'ont-elle pas de bite ?
Parce qu'elles pensent avec leur tête.
Mais, au moins, maintenant, c'est prouvé.
Quant à moi, je n'ai plus qu'à me prétendre hermaphrodite...