Anywhere, Out Of The World

Réservoir de réflexions personnelles et autres délires particuliers

vendredi 30 juin 2006

Un nouveau langage

J'ai appris aujourd'hui que Rimbaud a cherché pendant toute sa vie un nouveau langage. Il l'aurait enfin trouvé à la fin, mais bien évidemment, en sa qualité de nouveau, personne ne le comprennait, ce qui n'a causé que la détresse et la déprime de Rimbaud. Bon, on peut passer sur le fait que Rimbaud s'est de toutes les façons trompé en voulant chercher un nouveau langage puisque personne ne l'aurait compris. Surtout s'il l'a cherché à grands coups de drogues et d'alcools.

Mais, ce qui m'apparait, c'est qu'en cherchant un nouveau langage il faut en fait chercher un nouveau moyen de communication. Autre que la parole par exemple, ou la parole mais différemment... Ainsi essayer d'exprimer ce nouveau langage par le moyen classique ne marcherait pas, enfin serait incompréhensible sans connaissance préalable du langage. Rimbaud eut pu se tromper sur ce point par exemple. Mais, par ailleurs, cela peut *presque* justifier l'emploi de... développeurs de créativité : si vous voulez vous justifier d'être ivre un jour, hein, dites que vous cherchez un nouveau langage. Proposez même un verre à celui qui vous adresse des remontrances pour pouvoir communiquer avec lui. Au mieux ça marchera, au pire vous croirez que ça marchera, dans tous les cas vous aurez atteint le but de Rimbaud, même si cela ne vous paraîtra peut-être pas évident sur le coup. Mieux : si vous voyez un ivrogne et que vous voulez comprendre ce qu'il dit... prenez une bonne bouteille.

Et, enfin, si d'aventure on découvre des extra-terrestres et que leur langue reste indéchiffrable... il faudra peut-être alors faire appel aux drogués et autres alcooliques. Leur aide pourrait s'avérer précieuse.

Proverbe Japonais

Si vous ne pouvez pas lire le japonais, penchez la tête vers la droite.




Oui, désolé, j'avais envie...

jeudi 29 juin 2006

"Tu peux être seul avec moi"

Ah, que cette phrase me rend triste [extraire des Esclaves de la Seigneurie, un livre de William Nichlson]. C'est quand même malheureux d'être à deux et de rester seul. Moi ça me semblerait comme une malédiction ; rester là et regarder l'autre indifféremment comme s'il n'était pas là, solitude contre solitude. Ou rester là et ne pas pouvoir jetter de ponts vers la conscience de l'autre. De quoi mourir de désespoir.

Cela sonne d'autant plus sombrement que je m'ennuiiie pendant ces vacances comme un rat mort dans un tonneau de trente centimètres de diamètre. Et puis j'ai l'impression qu'il pleut sans cesse chaque soir à la même heure, même si ce n'est plus vrai depuis un ou deux jours. C'est d'un déprimant... Et puis j'ai envie de crier ma frustration à la face du monde même si cette attitude est d'un tel stupide que j'en jetterai mon stylo par la fenêtre à force d'y penser. C'est mal d'être frustré. Je crois que des gens me manquent. C'est frustrant. Et puis j'ai l'impression de mélanger le rêve et la réalité ; j'ai fait au moins un rêve que j'ai cru réel pendant au moins une minute ; c'en était trop pour moi. Et puis je viens de finir un bouquin dont la fin est assez déprimante - enfin ça aurait pu être pire dans le sordide, heureusement - et je crois que les bouquins que je lis déteignent fortement sur moi. Par exemple j'ai lu un bouquin [Les Chroniques d'Alvin le Faiseur, d'O.S.Card] où le héros se fait écraser la jambe par une meule : j'avais l'impression de me la faire écraser moi aussi. Et puis je sais pas quels problèmes a Maellys mais ça me déprime. Et puis il fait trop chaud. Et puis je pense à les vacances et je me dis que je vais finir par devenir fou. Tellement que j'en finis par faire [i]...[/i] pour mettre du texte italique en xhtml. C'est dire.
Les vacances c'est pas reposant en fait.

Et puis la moitié de ce que je raconte est tellement vraie mais tellement exagérée aussi. Et puis zut (c'est malin zut ça me fait penser à ça maintenant), je préfère autant vous montrer un truc comique devant lequel nous sommes restés bien longtemps mon frère et moi à nous bidonner :

http://overstep.free.fr/blog/images/6_40days.jpg

Je voulais en faire une ban ou un avatar mais en fait c'est beaucoup trop grand, le texte en devient illisible. Dommage.

mardi 20 juin 2006

Être un dieu ou ne pas l'être ? Là est la question

On ne s'en rend pas toujours compte comme ça, mais en fait, être un dieu, ce n'est pas une bonne idée. Oh, oui, on aimerait être dieu, des fois, pour diriger les gens, avoir des supers-pouvoirs ou que sais-je. Mais c'est une erreur : un dieu n'est pas libre. Imaginez-vous qu'un dieu puisse se suicider ? Non, bien sûr que non, puisqu'un dieu est nécessaire et absolu. S'il se suicidait, il ne resterait plus rien du tout ; sans entrer dans le problème de la difficulté du suicide quand on est plutôt immatériel. Il pourrait peut-être se dissoudre lui-même dans le néant, pour se suicider, mais de toutes les façons tout cela resterait fort égoïste : un dieu a une responsabilité envers tous ses sujets, et s'ils se suicidait, il signerait par là la fin de tous les êtres qui lui sont relatifs. On ne peut donc être en même temps un dieu libre et un dieu humain.

À partir de cette constatation, comment peut-on continuer à s'autoproclamer dieu ? Cela reviendrait soit à affirmer son inhumanité, soit à jetter aux orties sa liberté. Dur dilemne, je préfèrerais être dieu, tout en restant libre et sans me sentir l'égal de l'auteur d'un génocide. Mais réfléchissons : qu'est ce qui est intéressant, dans le fait d'être dieu ? Les pouvoirs, ou les responsabilités qu'ils entrainent ? Les pouvoirs, bien sûr. Et qui d'autre que les dieux possèdent ces pouvoirs ? Les demi-dieux ! Eh oui ! Mais sont-ils, eux, absolus et tout et tout ? Eh non ! Ils sont bien matériels et ne sont pas absolus en eux-même, puisqu'ils sont relatifs à un autre dieu. Ainsi, un demi-dieu, c'est comme un dieu avec les pouvoirs mais sans les responsabilités. Le bonheur.

Maintenant, sur les plages, ne dites plus "Je suis un dieu en surf" mais "Je suis un demi-dieu en surf"...

lundi 19 juin 2006

It's just another rainy Sunday afternoon...

Eh oui, l'été c'est joyeux, les oiseaux chantent, le ciel est beau, et tout et tout.


Aujourd'hui vers 19h

Bientôt, on mettra les grandes vacances de septembre à novembre, histoire d'avoir un temps concordant. Comme ça on fera du ski à la Toussain et on ira sur les plages à Pâques. Et puis on pourrait ordonner aux tulipes de pousser deux mois plus tard, parce que des oeufs en chocolat en même temps que les fleurs, c'est trop. Et puis on pourrait ordonner aux giboulées de ne tomber qu'en Mars, en agrandissant le mois de Mars de 30 jours, par exemple, en compromis. Et puis on pourrait répéter trois fois le mois d'avril, en le réduisant à 10 jours. Comme ça on aura 3 premiers avrils. On ira pêcher des poissons d'avril parmi les méduses en méditerranée entre deux bronzettes...

On pourrait aussi ordonner aux pluies de tomber en Mars, comme toutes les pluies, au lieu d'attendre Juin. Juin après le bac, qui plus est : vendredi dernier, en fin d'après-midi, alors qu'on venait de finir le bac et qu'on en profitait pour squatter la piscine d'une amie, le ciel n'a rien trouvé de mieux que de nous crever à la gueule. Alors qu'il avait fait grand beau - et grand chaud - les deux semaines avant. Dieu, que j'aime l'été.

samedi 17 juin 2006

Le bac...

... on l'aime quand il est fini.

mardi 6 juin 2006

City Lines et autres animations

Le bac, c'est bientôt, et pendant les périodes de révision, il ne se passe rien. Donc je remplis mes journées, d'une part à réviser bien sûr, mais aussi d'autre part à explorer le web - et plus à le réexlplorer pour le cas présent. En effet, je me suis plongé dans les vieilles animations flash de zoneflash.net - un excellent site, au deumeurant, que je vous engage à aller visiter.

Et, au détout d'une page, je tombe sur une animation qui date de deux ans : City Lines. Mais, il s'avère que ce n'est en fait qu'une copie - pas si pâle que ça, par ailleurs - d'une autre animation que je me suis empressée d'aller trouver : celle-ci, de Jared Tarbell, qui semble être un pro mondialement connu des animations flash - enfin, le milieu m'a l'air assez ésotérique, donc en fait j'en sais rien. Mais admirez quand même.

Mais il serait bête de s'arrêter sur cette seule animation : le site de Jared Tarbell, Levitated.net, regorge d'autres animations qui peuvent être tout aussi intéressantes. Cliquez donc ici pour voir la liste des animations, prenez une demi-heure devant vous, explorez et regardez. Vous ne le regretterez probablement pas.

jeudi 1 juin 2006

Ultima forsan... pour le latin du moins

Que c'est triste, je ne ferai plus jamais de latin de ma vie. Mon oral de latin se déroulait hier. J'en pleurerais presque. Presque, parce que bon... ça reste du latin. Du reste, l'oral s'est plutôt bien passé, enfin je vais faire comme Harry Potter pour sa BUSE de DCFM : je vais me garder d'émettre un jugement trop positif, au cas où j'aurais tout raté.

Sinon, chose promise, chose due - voir la note du 13 mai -, même si cela ne vous intéresse que peu : vous comprendrez mieux "Felix sonportua selnimi versimi largata" écrit sous cette forme : Félix son porc tua, sel n'y mit, ver s'y mit, lard gâta.