Anywhere, Out Of The World

Réservoir de réflexions personnelles et autres délires particuliers

mercredi 31 janvier 2007

Xylophilie et mythologie

Parlons mythologie greque, et plus précisément des conquêtes amoureuses de Zeus. Ce brave homme - euh, dieu - s'était en effet transformé à plusieurs reprises en divers animaux pour séduire de belles "παρθένος" - parthenos, la jeune fille, à priori vierge, en grec, si je me souviens bien de mes cours de troisième. Par exemple, il s'était changé en cygne ! Et que savons-nous du cygne, qu'il a en commun avec le canard ?... et même avec le bois ? Il fotte - merci les Monty Python ! On en conclut tout naturellement, et de la même façon que des protagonistes d'une oeuvre cinématographie célèbre, que Zeus était en bois.

On peut derrière reconsidérer toute la société greque. Parce que, pour exprimer rapidement la conséquence de cette propriété divine de Zeus, toutes ces jeunes filles ont été violées par un bout de bois. Ainsi, les grecs - rajoutons l'adjectif "anciens", tout de même - déjà connus pour avoir des moeurs libertines entre, disons, jeunes éphèbes et hommes mûrs, étaient-ils aussi, de par leur mythologie même, attirés pas les attraits fantastiquement naturels des... bouts de bois ? Voire... voire des canards ?

Et puis, à partir du moment où l'on adore un bout de boit, on peut se laisser aller à toutes subversions possibles. Même pas animistes, les grecs étaient végétatistes.

mardi 30 janvier 2007

The show must go on

Rien ne résistera à l'effort de normalisation mathématique que certains sont capables d'imaginer. Pas même la langue française : un récent commentaire de notre prof de maths sur une faute de français qu'il avait indisérablement et non volontairement laissée trainer sur son tableau nous le montre bien. La faute, c'était quelque chose du genre "Ces fonctions sont continue". Et le commentaire, "Les adjectifs sont eux aussi injectifs". Eh oui, expliquer le français par les maths, il fallait y penser ! Même si j'avoue avoir du mal à comprendre ce qu'il entendait par "injectif" : il ne peut pas y avoir deux orthographes différentes à un adjectif ? Non, il aurait dit "unique". Ils ont un noyau nul ? Certes, certes. Ca nous fait une belle jambe...

Enfin, si les sciences de notre prof nous sont encore inaccessibles, la portée de sa volonté fantastique d'application de principes et définitions mathématiques au réel, elle, ne nous a pas échappé. En vertu de l'équivalence bien connue entre "Injectivité" et "Noyeau réduit à zéro", nous pouvons inventer des métaphores du type "un humour injectif" pour désigner un humour pourri. Ou encore résumer la simplification de quelque chose par sa "surjectivité", etc. Par exemple, nous avons prouvé que Jean-Marc - un condisciple, son prénom n'est pas Jean-Marc mais peu importe - est surjectif. Il est vrai qu'on a pas encore trouvé - inventé - de conséquence à cette formidable propriété que possède Jean-Marc, mais au moins nous savons qu'il l'a (car il s'est simplifié à droite...). De même, on n'a pas encore conclu sur le côté mélioratif ou péjoratif de la bijectivité, mais ça devrait venir...

Toute une nouvelle pédagogie pourrait presque se développer de ces disgressions.

mercredi 24 janvier 2007

Tout et n'importe quoi

- J'ai trop de trucs à faire en ce moment : un DM de maths super long, une dissert' de philo pour mardi, une khôlle et un DS de physique dans la semaine... et aucune motivation. Arrgh.
- Vous avez déjà essayé de comprendre un film québecquois ? C'est vraiment étonnant de voir comment la prononciation et même rien que la tournure des phrase change du tout au tout d'un côté à l'autre de l'Atlantique. Dans ma tête, les répliques oscillaient entre l'allemand et le patois auvergnard... On a du mettre les sous-titres en anglais pour comprendre. Par ailleurs, c'était un film assez comique - Crazy de son titre, ne m'en demandez pas plus, mais regardez-le à l'occasion.
- Le correcteur orthographique intégré à Firefox, c'est pas encore ça.
- On a quatre-vingt clémentines à manger pendant la semaine. On y croit. A six par jour, ça devrait aller.
- L'hiver est - enfin - arrivé pleinement à Lyon, il a neigé ! Bon, ok, juste un peu quand on était en info hier soir, et il neigotait pitoyablement quand je suis sorti de ma khôlle de maths deux heures plus tard pour rentrait, mais... n'empêche qu'il a neigé.
- Quand on regarde le film adapté sur le bouquin Des fleurs pour Algernon (de Daniel Keyes, le livre), on peut se dire qu'effectivement, quand on est surdoué et qu'on a le choix, faire de la musique peut être beaucoup plus intéressant que faire des maths. Mais, heureusement, je n'ai pas le choix. À quand le piano mathématique ?
- C'est énervant de se dire qu'on avait une idée fantastique... et qu'on l'a oubliée. Suis-je trop distrait ?
- Des fois, j'ai peur que certaines personnes qui ne me connaissent pas du tout puissent me prendre pour un fou quand je parle avec elles. Enfin, j'ai peur - je veux dire que ça m'effleure l'esprit. Pas que ça me dérangerait.
- Qu'une blague comme "hé, t'as un système thermodynamique qui se balade au dessus de la tête" puisse faire rire quelqu'un a quelque chose de génial.
- La plaque à induction, pour se faire un oeuf au plat, c'est surpuissant. À peine a-t-on réussi à saisir une spatule que l'oeuf est à moitié carbonisé dans sa poêle et qu'il grésille diaboliquement, au point que vous avez l'impression que tout va vous exploser à la face. Apprendre à cuisiner rapidement, c'est hyper chaud.
- Quand j'essaie d'oublier une tâche (quelque chose à faire, hein) aussi vite qu'elle m'est revenue à l'esprit, c'est que je dois commencer à devenir légèrement névrosé. N'empêche que ça a marché.
- Finalement, j'ai une certitude : je suis vraiment distrait...
- Une grande interrogation pour moi est de savoir si la lésion du pouce à force de faire tourner ses stylos avec est quelque chose de courant ou pas.

mardi 23 janvier 2007

Thermodynamiquement parlant

Le modèle des gaz parfaits (PV=nRT, si vous vous souvenez de vos cours de première S), avec son approximation consistant à considérer toutes les particules d'un gaz comme ponctuelles, n'est qu'un coup gigantesque de la mafia azotienne - régie par les atomes d'azote - pour ensevelir le prolétariat minoritaire oxygénien et le reste des minorités même pas visibles des autres constituants de l'atmoshphère sous une couverture d'uniformité ponctuelle et honteuse.

D'ailleurs, à haute pression, ce modèle diverge de la réalité, et tandis que la courbe de l'azote partait vers le bas, celle de l'oxygène, elle, montait ! [ne me demandez pas ce que représentait cette courbe, j'ai oublié] Une preuve de plus de l'odieuse pression [c'est le cas de le dire] qu'effectue l'azote pour faire taire les divergences déclarées subversives de la minorité oxygénienne. Mais un jour, l'ordre établi sera renversé et l'oxygène retrouvera sa véritable grandeur !

Ce jour là, verra l'avènement de la loi des gaz non parfaits mais égaux, de la thermodynamique prolétaire et la disparition de la chimie. Enfin j'espère. En attendant, je prie Lyssenko.

mercredi 17 janvier 2007

Voir les gens autrement

Il est toujours intéressant d'essayer d'avoir un autre point de vue sur le monde [reférence à ma note précédente, certes]. Samedi soir/dimanche matin très tôt, par exemple, Maellys s'essayait aux sites de voyance sur les prénom - qui traitent de prénomancie, ou je sais plus comment ils appellent cette discipline, qui se résume par la formule : donne moi ton prénom et je te dirais qui tu es, qui tu aimes, qui t'aime, comment tu te feras draguer et si l'élu de ton coeur est vraiment l'élu de ton coeur, quel est ton meilleur animal de compagnie, ce que tu as mangé il y a deux jours, etc. Enfin, bref, qui se propose d'inventer une vie à partir d'un prénom... ça fait assez vaguement penser à l'espèce de Calendrier des incas, ou de je ne sais plus quelle antique civilisation d'amérique latine, d'ailleurs : chacun avait à sa naissance un calendrier résumant tout le déroulement de sa vie, donné par les prêtres. Puisqu'ils faisaient celui de tout le monde, ainsi tout était relativement cohérent : c'est une méthode de prédestination qui marchait fort bien, jusqu'à l'arrivée - non prévue, évidemment - des envahisseurs espagnols et/ou portugais.

Enfin, toujours est-il que ce site, s'il avait un contenu assez conséquent, ne m'a pas vraiment convaincu sur la véridicité et le bien fondé du procédé de la prénomancie : autant, des fois, le contenu des sites de voyance est plutôt sybillin, ce qui peut laisser la place à n'importe quelle interprétation, autant celui-ci s'avançait pas mal dans ses prédictions, ce qui ouvre le chemin à toutes sortes d'abbérations, d'incohérences... enfin, de bêtises.

Mais il a eu somme toute une conséquence intéressante : finalement, en y réflechissant un peu, je crois que je n'aurais pas pu sortir plus de choses vraies que lui sur les personnes qui partagaient le chat avec moi à cette heure. Moins de choses fausses, peut-être, parce qu'il est assez facile de savoir ce que n'est pas quelqu'un ; mais, vraiment, à tout bien peser, je me rend compte que le net n'est pas du tout un espace très aisé pour connaitre les gens avec une certaine précision. Comment connaître le caractère de quelqu'un alors qu'entre vous et lui il y a deux claviers, deux écrans et à peu près aucun espace pour la spontanéité ? Combien de fois j'ai hésité entre deux ou trois réponses différentes à une question - parfois très personnelle - de quelqu'un sur un chat, esquissant autant de fois un portrait de quelqu'un qui n'est pas moi réellement, mais juste une somme de choix parmi moult possiblités qui s'offraient à moi, et que seul mon pragmatisme et mon envie de manipulation a très consciemment guidés ? Le masque qu'offre Internet est parfois fantastique, mais parfois tout aussi invivable. Certes, tous ceux avec qui je passe du temps sur le net, je les connais... mais d'un point de vue virtuel qui n'a que peu de commune mesure avec la réalité.

Après... est-ce que c'est à déplorer ?