Anywhere, Out Of The World

Réservoir de réflexions personnelles et autres délires particuliers

mardi 19 juin 2007

MicroSoft .Net Messenger

Si vous avez une autre idée sur la signification de l'acronyme "MSN", faites-m'en donc part...

MSN Messenger (prononcez maintenant Windows Live Messenger) est, depuis quelques années maintenant, un véritable phénomène de société, du moins en France - j'avais lu je ne sais plus quand qu'environ 2 ou 3 millions de collégiens, lycéens ou étudiants s'y connectaient chaque soir pour y retrouver sur le net les amis qu'ils ont déjà vu dans la journée ; quelque chose que je conçois mal, personnellement, vu que mes relations sur le net et au bahut ne sont absolument pas les mêmes. Enfin, pour tout dire, j'ai même très rarement supporté de parler sur MSN à quelqu'un que je connaissais d'abord en chair et en os, parce que ça a un côté grandiose pour dénaturer toute relation.

Bon, mais, tout ça, c'est autre chose - de toutes les façons en prépa il y a peu de monde qui se connecte à MSN chaque soir. Ce qui m'intéresse un peu plus ce soir, c'est la question suivante, simple, brève, et presque existentielle : Est-ce que je me coupe des autres (qu'ils soient mes relations du net ou celles du bahut) à ne pas utiliser MSN, et si oui, dans quelle mesure ?

dimanche 3 juin 2007

De l'intérêt d'écrire

Avant, je ne voyais au fait de tenir un blog qu'un passe-temps inutile. Et puis je trouvais que j'avais des stupidités à raconter, ce qui n'est pas forcément faux, mais qui finalement ne peut pas s'appliquer pour remplir ces pages, d'une part parce que je les oublie trop vite, d'autre part prace qu'en définitive, elles ne sont pas intéressantes sorties de leur contexte.

Finalement, j'ai vu un intérêt assez vite, qui est de fixer ses idées. Effectivement, une fois que vous avez écrit quelque chose - une envie, un souci, enfin, une chose qui vous concerne - , et que d'autres l'ont lu, ou au monis ont pu le/la lire, cela donne forcément une saveur particulière, une concrétisation à ce quelque chose. Si, par exemple, je trouve dans mon esprit que l'on ne peut pas tenir des relations satisfaisantes par le net (pour reprendre une vieille note), cela n'est devenu réellement vrai qu'une fois que d'autres l'ont su, ou ont pu le savoir (on n'existe que par l'autre, etc, bon, c'est connu, en définitive, Sartre ou Husserl nous le disaient je crois) - donc une fois que je l'ai écrit. Quelque part, néanmoins, c'est toujours un phénomène qui me fait peur, parce qu'il suffit alors de mal s'exprimer - et ce n'est que trop possible avec juste un clavier - pour en venir à s'autofabriquer des pensées que l'on ne désirait pas avoir forcément au départ, et en venir à se convaincre soi-même, au risque de faire un mauvais choix (s'il s'agit d'une hésitation entre deux points, par exemple). Mais, bon, c'est plus ou moins nécessaire, tout insatisfaisant que ça soit - il faut toujours faire des choix, j'ai toujours du mal à l'accepter.

Enfin, j'ai vu très récemment qu'il y avait un autre intérêt à écrire, c'est celui de faire réflechir. Parce que visiblement, je ne réfléchis jamais très loin lorsqu'une idée me vient à l'esprit ; alors qu'une fois que j'essaie de la mettre en mots, pour la redéfinir, la préciser le mieux possible, je suis obligé de mieux y penser (pour ne pas raconter n'importe quoi, . Je trouvais par exemple ce matin que je marchais trop par potentiels - pas le terme physique abscons, mais la notion de possibilité ; c'est à dire que, par exemple, des fois j'ai envie que des gens se connectent au chat, et une fois qu'ils le sont, je n'ai pas forcément grand chose à leur dire, voire ça ne m'intéresse plus du tout. Alors qu'en fait, il m'est apparu que c'est exactement la description et la caractérisation du désir, qui n'apparait que par l'abscence et disparait par la possibilité, et que c'est somme toute un phénomène bien humain.

Enfin, bon, voilà, l'intérêt du blog, c'est les autres.

samedi 2 juin 2007

Rien ne va plus

La semaine dernière, on crevait de chaud. Cette semaine, il pleut des cordes chaque jour - on se croyait aux tropiques, lundi. Ce matin, j'ai vu des feuilles mortes dans la cour du bahut ! En Juin ! La semaine prochaine, il neigera sûrement. Dans trois semaines, les cerisiers sont en fleur. Le monde est fou. La vie est belle. Tout part en sucette...

vendredi 1 juin 2007

On vous ment !

Voici le bilan de la prépa. Il ne reste qu'un mois de cours, deux semaines de khôlles, je crois que je peux me risquer à avancer maintenant cette vérité indéniable et révoltante. J'espère que vous êtes bien révoltés, hein ! Parce qu'effectivement, le grand secret que tous vos profs de maths ont voulu vous cacher durant toute votre scolarité, c'est que l'on vous trompe, que l'on vous floue, que l'on vous raconte n'iiimporte quoi au nom de je ne sais quel objectif obscurantiste.

Mais, surtout, surtout, encore pire, maintenant que vous êtes en prépa et que vous savez que l'on vous a toujours menti, que vous avez pu mesurer toute la grandeur de la supercherie dont vous avez été le jouet, que vous avez enfin découvert que ce n'est pas l'orthogonalité qui fait le produit scalaire mais l'inverse, que quelque chose peut être ouvert et fermé, que les hérissons sphériques sont des typica electrostaticarum exempla, que les espaces vectoriels régissent votre vie, que trois fois trois égale vingt et un pourvu d'utiliser une bonne base, que les boules ne sont pas forcément rondes, que les métaux sont communistes, que nous vivons dans un monde d'apparence et de fausses notations, que R n'est pas l'ensemble que vous pensiez et que même N peut être diabolisé, enfin, bref, maintenant que vous pouvez comprendre et mesurer que l'on vous trompe, on vous annonce que l'on continue à vous mentir, et que l'on continue à vous énoncer des choses fausses et incomplètes, et que l'on vous le fait savoir !

Vraiment révoltant, n'est-ce pas. Tout à fait honteux. On ne fait que vous abreuver de bobards pendant toute vos cours de maths.

Enfin, en définitive, j'ai eu au moins une confirmation sur mes anciennes convictions : les physiciens ne manquent pas d'accuser les maths dès que leurs théories bizarres et que leurs calculs tendancieux ne correspondent plus assez aux expériences.