samedi 22 septembre 2007
Les maths nuisent gravement à la santé
Par Allam, samedi 22 septembre 2007 à 22:44 :: Réflexions
Enfin, peuvent nuire, devrais-je dire - tout le monde n'en souffre pas forcément : je me sens très sain, de corps comme d'esprit (enfin, tous les fous disent ça, il parait, mais bon). Prenons plutôt l'exemple d'un célèbre mathématicien au prénom original, Evariste Galois, auteur des fondements de la théorie éponyme, qui est une des branches majeures de l'algèbre actuelle. Ce brillant homme, qui a vécu à peu près entre 1810 et 1830, s'est épris d'une jeune femme, Stéphanie-Felice du Motel, lorsqu'il avait à peu près vingt ans, ce qui reste assez humain, me direz-vous. Puis, il fut provoqué en duel au sabre par un autre quidam, Perscheux d'Herbinville, pour un quelconque point d'honneur, mais certainement lié de près ou de loin à Stéphanie (l'action se passe en mai 1832). La nuit précédant son duel, que fait notre Evariste ? Fort simplement, il écrit les résultats de ses théories mathématiques. Parait-il qu'il sentait sa fin venir et qu'il pensait qu'il était de son devoir de transmettre ses travaux (qui furent surtout des intuitions complètement géniales, je suppose, puisqu'à vingt ans, il n'avait pas eu le temps d'en faire des masses). Le lendemain, il perdit son duel et mourut suite à ses blessures.
Donc, la nuit d'avant son duel, au lieu de dormir du sommeil du juste, ce qui aurait pu lui permettre, après tout, de gagner son duel, non, il préfère écrire ses travaux de peur de mourir, pour arriver comme un zombie à son duel et le perdre certainement. S'il n'avait pas fait de maths... il n'aurait pas eu ce souci en tête, serait arrivé frais à son duel, l'aurait gagné, et aurait pu faire ses maths après.
Donc, voilà, soit ce sont les maths peuvent être extrêmement nuisibles à la santé... soit ce sont les maths et le sentiment amoureux qui ne font pas bon ménage. Au choix...