Anywhere, Out Of The World

Réservoir de réflexions personnelles et autres délires particuliers

jeudi 29 mai 2008

Notre planète respire

BreathingEarth

Vous voulez voir quelque chose d'hypnotisant, d'instructif et d'angoissant en même temps ? Regardez vivre notre planète. BreathingEarth représente en temps réel sur un planisphère et par pays les naissances par des points blancs, les décès par des points noirs, et la quantité de CO2 émise par tranche de 1000 tonnes lorsque le pays se colore en rouge. Et c'est bien fait. Et ça a un côté impressionnant.

Dans le même genre "statistiques qui défilent", mais en moins démonstratif, vous avez aussi Worldometers qui donne des satistiques mondiales en temps réel. Vous pouvez par exemple y voir que la cigarette a déjà tué plus d'un million de personnes cette année (amusant, vous pouvez aussi voir que la masse de la Terre n'évolue pas vraiment beaucoup... je ne sais pas trop quoi penser de cette statistique-là).

mercredi 28 mai 2008

Composition française

À cause des concours, j'ai du faire en environ un mois au moins 4 dissertations de français, une densité que je n'avais jamais atteinte jusqu'ici. Eh bien faire autant de dissertations en si peu de temps, ça pousse à la réflexion. Notamment sur la façon dont on procède pour les faire (bon, dans ce billet je dirai "on" pour me sentir moins égocentrique mais il est évident que je ne peux parler qu'à partir de ma seule expérience personnelle et que c'est comme un "je") et sur l'intérêt qu'on en tire.

Oui parce qu'immanquablement, pendant les 4 heures que durent les dissertations de l'X et de l'ENS, on a le temps de penser à autre chose. Par exemple, faire un parallèle entre la façon dont on réfléchit pour résoudre un problème de maths et répondre à la question posée en sujet de dissert'. En maths, lorsque l'on doit résoudre un problème, on connait le point de départ, on connait en général le résultat auquel on doit arriver, et on connait les outils à notre disposition. Il ne reste qu'à trouver un chemin, ardu ou non, long ou non, qui puisse nous mener en toute logique et en toute intelligence de notre point de départ à notre point d'arrivée. Mais quoi qu'il en soit, on doit joindre dans notre réflexion deux points donnés qu'on ne choisit pas, en passant par un certain nombre d'embûches sur lesquelles on n'a pas prise.

Pour pondre une dissertation, le problème est tout autre. On connait le point de départ, on possède quelques outils mal définis ; mais, surtout, d'une part, on détermine nous-même le point d'arrivée, et d'autre part, on place nous-même les embûches sur le terrain qu'on va parcourir : dans le plan de dissertation qu'on nous rabache tout le temps, Thèse - Antithèse - Synthèse, il est de notre propre ressort de trouver pourquoi la thèse n'est pas satisfaisante, pourquoi l'antithèse ne l'est pas non plus, et comment on trouve un parti satisfaisant résultant de l'opposition des deux. Donc en gros, on doit réussir à fabriquer et à parcourir dans le temps qui nous est imparti un chemin qui est assez dur ou assez long pour remplir suffisament notre copie. Et là, ça tourne quand même sacrément à une espèce d'hypocrisie un peu détestable. Deux possibilités s'offrent à vous : soit votre point d'arrivée est éloigné, donc en somme vous avez beaucoup de suite dans les idées et vous vous attachez à montrer dans votre dissertation quelque chose d'éloigné du point de départ, vous parcourez toutes vos idées dans un genre de progression qui va suffisament loin pour que ça remplisse bien la copie ; soit votre point de d'arrivée se trouve être assez proche, autrement dit, vous allez essayer de montrer quelque chose qui se montre en à peu près trois phrases. Donc pour remplir suffisament votre copie, vous allez devoir créer de grosses embûches afin d'allourdir suffisament votre réflexion, pour qu'elle tienne en un nombre de copies digne, et puis aussi pour que vous puissiez placer vos citations et vos références (NdlR : en français en prépa, on doit au moins s'appuyer sur trois oeuvres étudiées pendant l'année pour faire les dissertations, et pour montrer qu'on les connait, en citer des passages satisfaisants pour illustrer nos arguments). En somme, vous vous faites vous-même un espèce de chemin tortueux restreint dans des nuances, parce que vos points de réflexion sont trop proches, et auquel vous ne croyez même pas parce que vous pensez au départ qu'il devrait se parcourir à vol d'oiseau, même si vous êtes obligé d'affirmer le contraire dans votre dissertation. Vous vous rendez balourd pour la seule nécessité de montrer que vous connaissez vos oeuvres. Mais vous n'avez pas trop le choix, parce que si vous essayez d'aller plus loin, soit vous êtes perdu, soit vous partez dans un délire total qui a 100% de chances d'être hors-sujet - bref, parce que vous n'êtes pas assez audacieux ou pas assez clairvoyant pour pouvoir faire quelque chose de plus développé.

Bon, bien sûr, on peut aussi se demander à quel point la modélisation de la réflexion comme la jonction de deux points à travers un terrain présentant une certaine topographie est pertinente, mais moi je l'aime bien. Et j'en conclus que l'exercice de la dissertation, c'est quand même des fois sacrément hypocrite. Pendant 4 heures de dissertation, je mène en général une demi-heure de réflexion constructive (qui est au deumeurant très intéressante) où je développe mes idées et réfléchis au sujet lui-même, et une heure et demi de réflexion déconstructive où je me demande comment je peux donner à un mouchoir de poche la taille d'une nappe, par tous les moyens possibles (créer des difficultés là où il n'y en a pas, donner à un argument le sens inverse de celui qu'on pensait donner au départ...). Il y a quand même matière à préférer les maths.

vendredi 23 mai 2008

Short Message Service

Certains le savent déjà, comme je le disais à un ami lorsqu'il l'a découvert, je me suis compromis il y a environ un mois : j'ai acheté un téléphone cellulaire. Oui, ben, il fallait bien le faire un jour. Avec ce nouvel appareil, viennent de nouvelles expériences de communication, enfin au moins une, le SMS (j'essaierais bien la visiophonie aussi mais j'ai trouvé personne d'autre avec un mobile compatible). Et évidemment... j'apprécie guère.

La première chose qui m'a frappée, avant tout autre constat, c'est qu'étrangement, l'utilisation du net a du me rendre plus intolérant à la simplification orthographique. Oui, parce que sur le net, à peu près tous les gens que je fréquente écrivent les mots en entier, en bon français, avec les accents quand c'est possible et les apostrophes et la ponctuation et tout le barda. Bref, communiquent normalement. Au premier SMS que j'ai reçu, je me suis presque demandé si la personne qui l'avait envoyé était bien celle que je pensais : aucun accent, aucune apostrophe, quelques fautes d'orthographes (probablement là par hasard, mais ça en rajoutait quand même), et des raccourcis linguistiques, ma foi classiques, mais que je n'avais pas vus sur un texte numérique depuis fort longtemps (si on oublie les messages des "boulets" que je ne lis pas). En un mot, j'étais choqué. J'étais aussi un peu choqué de me trouver choqué puisque ce n'était pas si choquant, après tout, mais bon, même, ça me dérangeait - et je me suis rendu compte que je risquais de ne pas apprécier énormément les SMS.

Et puis ça s'est confirmé. Enfin, au moins j'ai rapidement compris tout l'intérêt des raccourcis linguistiques : taper un message sur un clavier de 10 touches, c'est d'un fastidieux ! Surtout vu comment la place des lettres a été choisie avec un soin tout particulier pour faciliter leur accès. À chaque fois que je dois taper un "s", je fustige en pensée ces ingénieurs idiots qui n'ont pas essayé à un moment rien qu'une toute petite francisation du clavier des téléphones mobiles, juste histoire de mettre les lettres les plus courantes à un accès plus évident. Enfin, à peine pour rendre les téléphones mobiles faciles d'utilisation.... mais non.

Donc pour faciliter les choses, au moins lorsque je suis devant mon ordi et que je dois taper un SMS, je branche mon mobile sur l'ordi et je le tape avec un véritable clavier de 102 touches. Ou mieux, quand j'ai la flemme de le brancher, j'envoie le SMS depuis le site d'Orange. Tout de suite, l'expérience change, et taper un message redevient un plaisir. Hé oui, mais il reste encore un obstable : 160 caractères, c'est profondément ridicule. Impossible de tenir une conversation digne dans une quantité de caractères aussi petite, il faut condenser, résumer, choisir ce que l'on veut dire, raccourcir le message d'une façon ou d'une autre... enfin, l'exercice est parfois intéressant mais il enlève beaucoup à la conversation. Et d'ailleurs, comment appeler ça une conversation ? Parler avec quelqu'un par SMS, c'est envoyer et recevoir un message tous les quarts d'heure. Ca n'a rien d'une conversation. Par ailleurs, dès qu'il faut en envoyer plus de deux (même pas nécessairement en même temps, je veux dire deux par exemple un plus une réponse à la réponse), c'est que quelque part ça ne va pas. Parce que si on a tant de choses à dire, il est beaucoup plus facile, rapide et pratique d'appeler (enfin, sauf cas exceptionnel, évidemment, mais il ne faut pas en voir partout) directement l'interlocuteur de vive voix (et c'est même plus rentable, ne vous en déplaise).

Enfin, pour dire beaucoup de choses à quelqu'un lorsqu'on est devant son ordi, j'ai trouvé récemment une dernière solution, qui est de raconter sa vie par MMS, où la taille du message en caractères n'est pas limitée (enfin, avec un maximum de 300 ko, autrement dit plus l'infini si ce n'est que du texte) (comme Orange en offre sur le net à destination des autres destinataires Orange, c'est même pas foireux comme plan). Sauf que ça finit par être légèrement ridicule - autant envoyer un e-mail (sauf s'il faut que le destinataire ait le message immédiatement, évidemment, mais dans ce cas-là le SMS suffit en général).

Voilà, tout ça pour dire que je comprends mal l'engouement des gens pour les SMS. Surtout à cause du premier S en définitive, mais pour le reste aussi.

 

Edition - Je me suis rendu compte en repensant à tout cela que je ne suis pas complètement juste : je suis tout à fait d'accord que les SMS restent un moyen indéniablement pratique et facile d'envoyer un message suffisament court et qui ne rentre pas dans les cas ci-dessus...

vendredi 9 mai 2008

Le nouveau sport du net

Si vous avez un instinct voyeur, si vous voulez espionner vos voisins en toute tranquilité, ce sport est fait pour vous ! Encore mieux que Google Earth, qui permet un espionnage tout à fait relatif, Google a lancé il y a quelques temps Google Maps Street View (cliquez sur "Street View"), qui permet aux utilisateurs de voir les rues des villes comme s'ils y étaient - en gros, un van Google est passé dans chacune de ces rues et a pris tous les 5 mètres une photo à 360° autour de lui. Et là, là vraiment, tout de suite, pour voir les gens, c'est beaucoup plus excitant que Google Earth.

Et d'ailleurs, cela a donné des idées aux internautes : parcourir les rues numérisées de Google Street View et relever toutes les vues marrantes... Avouons que c'est moins fatiguant que de le faire en vrai. Et vous pouvez voir un recueil des meilleures images sur StreetViewFun.

Franchement, j'adore le concept. Pas celui de Google Street View parce que voir de vraies rues en faux sur mon ordi je trouve ça un peu inutile, mais celui du site StreetViewFun, parce que les résultats de ce parcours de ces rues sont parfois assez cocasses, notamment quand cela permet de voir en plus le temps qui passe lors du parcours (par exemple ou : vous devez avancer dans la rue pour voir l'action se réaliser). Enfin, même si, quelque part, se balader dans des rues numérisées ça a un côté fun.

Bon, bien sûr, l'initiative de Google a déclanché un certain nombre de réactions, notamment vis-à-vis du respect de la vie privée, dont vous pouvez voir une critique marrante ici... Mais bon, si vous avez du temps à perdre et si parcourir les rues américaines en quête de l'image vous amuse, inutile de prendre l'avion.

lundi 5 mai 2008

MP*1, Office du tourisme de LLG

Au cours de mes révisions, je me suis rendu compte d'un détail assez intéressant : le DS de maths que j'ai le mieux réussi de l'année, c'était un vieux sujet de l'ENTPE (qui est maintenant dans le concours commun) sur lequel il était indiqué "Ministère du tourisme".

Je sais que j'ai pas foutu énormément de choses cette année, mais bon... quand même, quelque part, j'espère que c'est pas trop un symbole prémonitoire quant à ma réussite aux concours ;D .