Anywhere, Out Of The World

Réservoir de réflexions personnelles et autres délires particuliers

lundi 2 mars 2009

Goodbye, cruel world

(I'm leaving you today...)

Bon, rassurez-vous, ce n'est que le titre d'une chanson de Pink Floyd (dans l'album The Wall) mais j'ai toujours voulu intituler le titre d'une note comme ça :D.

Mais bref. Venons-en au fait : comme je l'avais remarqué l'été dernier, ce blog n'a plus vraiment de raison d'être. D'autant moins que depuis un certain temps, lorsque j'ai quelque chose à faire partager, j'en parle à Elsa, et donc pas ici, pas à vous. Vous trouverez peut-être ça égoïste, mais bon. C'est comme ça. En sus de ce constat, il me fend vraiment le coeur de voir ce blog vide. Donc, bon, inutile de tergiverser trop longtemps - ce qui est inutile peut disparaître. Ou du moins cesser son activité, je n'ai pas le fol orgueil de vouloir faire disparaître quelque chose de l'Internet, ni même l'envie en fait, j'adore me relire de temps en temps.

Ce n'est pas pour autant que je veuille arrêter de tenir un genre de journal sur le web. Mais d'autres formes me tentent plus (comme Asaph, par exemple, qui est un genre de logiciel de microbloggisme qui n'a rien de commun mais qui est tout à fait excellent), et d'autres contenus aussi, parce que j'aime bien ma vie, mais j'en ai marre de l'étaler (ou plutôt de ne pas l'étaler mais d'être tenté de le faire pour faire du remplissage de blog, quel triste utilité). J'aurais probablement par exemple plus de plaisir à évoquer un peu plus les divers délires de Javascript que j'aime à avoir. Quoique je pourrais certainement difficilement me passer d'écrire encore de longues réflexions qui ne mènent nulle part...

Mais toujours est-il que ce support-là ne me convient plus. Donc en attendant de trouver (ou plus probablement créer) un truc différent, goodbye le blog. Concrètement, ça signifie l'absence de nouveaux billets, jusqu'à éventuellement un ultime et dernier pour anoncer un nouveau truc ; et la fermeture des commentaires.

Et puis vous n'aviez qu'à aimer les probas... :D

mercredi 6 août 2008

De blogarum rebus

Il y a quelques jours, je lisais sur les blogs de Pierre et de Camille qu'ils se désolaient qu'ils n'aient pas grand chose à y écrire, enfin, du moins qu'ils remarquaient, et peut-être s'excusaient de ne pas le remplir comme ils ont pu le faire à d'autres époques. Ce à quoi j'ai fini par me dire que, de toutes les façons, c'est l'été, et que l'été, il ne se passe rien, donc il n'y a rien à raconter ; ou alors il se passe des vacances, mais les vacances, c'est a priori privé, ou du moins il me parait naturel, si on a pas de tendance exhibitionniste, de ne pas vouloir les exposer en détail sur Internet. L'été, on glande, on ne fiche pas grand chose, on essaie même pas de réfléchir, donc bon, les blogs restent vides, et après tout, c'est tout à fait normal.

Mais bon, forcément, cette pensée a traversé mon esprit aussi : une petite voix qui vient reprocher "Hé, écrit donc un peu sur ton blog, bougre d'âne !". Et de là, nécessairement, on fini par se demander comment on va le remplir plus tard. Qu'est-ce qu'on va y mettre, qu'est-ce qu'on peut y mettre, qu'est-ce qu'on préfère taire... bref, en somme, comment on le considère. Tout tient dans la quesion : à quoi me sert mon blog ?

Hé bien c'est quand même une bonne question, et je vais me la poser. Au début, je pensais qu'il me servirait, non pas à raconter ma vie, parce que j'en avais pas vraiment envie, mais plutôt à y exposer ces réflexions plus ou moins intéressantes et plus ou moins fumeuses que je vous tiens de temps en temps. Mais bon, forcément, j'ai quand même finit par y raconter ma vie, parce que c'est quand même marrant, ou parce que ça permet d'introduire, ou parce que j'aime bien me la péter, enfin, bref, pour moult raisons. Mais jamais en profondeur, l'intérêt c'est plus (à quelques exceptions près) d'attirer l'attention de mes lecteurs sur quelque chose (enfin là j'la raconte ma vie, et c'est vrai que ça a un côté génial de raconter soi-même sa propre vie en y modifiant légèrement ce qu'on veut, en interprétant légèrement, afin de se faire passer pour vachement mieux que ce qu'on peut être aux yeux des autres ; et puis par ailleurs comme c'est facile à faire, les mots viennent tout seuls, j'suis sûr que j'pourrais continuer des heures comme ça - mais je m'égare) (et puis c'est aussi vrai que j'ai pas envie de vous raconter ma vie, en fait, enfin, du moins la vraie - bon, c'est marrant, je sais pas pourquoi je la désigne par le substantif "la vraie", ce n'est pas une question de vérité ou pas... c'est comme si je considérais ces réflexions que je vous tiens si volontier comme une fausse vie, c'est un peu ridicule - mais bref).

Et puis depuis quelques temps, je me suis rendu compte qu'il me servait aussi à écrire. Oui parce que, quand même, des fois j'aime bien écrire, voir des mots se changer en propositions puis en phrases construites et complexes, qui s'enchaînent avec une certaine cohérence et finissent par faire un tout - un texte. C'est entre autres ce qui justifie la longueur, voire une partie de l'existence, de quelques notes, du genre celle-ci, celle-là ou encore celle-là (mais ce qui justifie la longueur de la note actuelle, c'est que pour une fois, je raconte ma vie). D'ailleurs, je ne sais pas si vous vous rendez compte que c'est à peu près le même amour que je porte au fait d'écrire qu'à quelques aspects des mathématiques ou de l'informatique : il s'agit dans tous les cas de construire des structures complexes à partir d'éléments simples. Donc je disais que ce blog me sert aussi à écrire ; mais cette utilité est venue progressivement, elle n'était pas là au départ, à sa création.

Oui, parce que justement, je me suis rendu compte aujourd'hui qu'il y avait peut-être d'autres utilités à ce blog, au départ, enfin, au moins une, et qui est maintenant... révolue. Oui, je pourrais presque dire que ce blog n'a plus énormément de raisons d'être - si ce n'avait été, justement, son évolution, j'entends par là l'évolution de la réponse à la question "À quoi sert-il ?". Mais en quelque sorte, je crois que je peux y annoncer quelque tournant, qui ne sera sensible probablement que par moi, mais même.

Comme vous le savez peut-être, je ne sais plus si je l'ai dit clairement à quelqu'un ou pas, une des raisons qui m'avait motivé lors de la création de ce blog, c'est la lecture de celui d'Elsa, que j'avais découvert tout à fait par hasard en suivant je ne sais pas quel lien (sur le coup ça m'avait d'ailleurs presque surpris qu'elle en ait un). J'y avais trouvé un je-ne-sais-quoi de particulier, d'original, de mystérieux (oui, bon, j'étais tombé sur une série de notes incompréhensibles aussi), et puis de légèrement attirant, parce que ça aiguise la curiosité - par ailleurs, il m'avait aussi permis de la voir (Elsa) un peu autrement, puisque jusque là je ne m'étais jamais vraiment intéressé à sa vie (oui, non, il n'y avait pas que des notes incompréhensibles non plus). Et donc alors, la réflexion logique... pourquoi pas essayer de faire pareil ?

Donc j'ai fait mon blog - et en retombant sur la dernière note de celui d'Elsa aujourd'hui (je ne passe pas mon temps à la relire, non, enfin remarque, je pourrais ; mais cette fois c'était juste pour suivre un lien vers un autre blog), j'ai me suis soudain rendu compte qu'effectivement... j'avais fini par faire pareil. Et même mieux : ce blog qui m'avait inspiré parle maintenant de moi - même à moi !

Je suis d'accord, c'est con : cette réflexion ne signifie rien et n'a pas d'importance. Mais elle apporte tout de même un corrélat qui en a, lui : après tout, je pourrais très bien fermer ce blog, puisqu'il n'a plus cette utilité-là. Mais bon. J'ai encore envie d'écrire.

samedi 10 mars 2007

Arc-en-ciel, le retour

J'ai remarqué l'autre jour que la version 7 d'Internet Explorer arrivait enfin à afficher en noir les petits carrés dans le menu lorsque l'on survole le lien à côté deux. Je m'amusais même avec ma souris à les survoler pour avoir le bonheur de voir le carré changer de couleur... Ca m'a donné une idée : pourquoi ne pas faire quelque chose qui fasse changer la couleur automatiquement, pas juste quand on passe la souris sur un lien ? Quelque chose qui transforme le blog en sapin de noël, en somme. Qui mette plein de couleur partout avec plus ou moins d'harmonie et d'ordre.

En fait, cela revenait à faire un changement de couleur en un tout petit peu plus poussé. Et donc, comme je trouvais ça fort comique et assez joyeux, j'ai fait deux nouvelles fonctions permettant de changer les couleurs, une qui conserve l'idée d'harmonie, et une qui ne conserve rien du tout. Pour l'ordre, on verra plus tard...

Il est possible qu'il vous soit nécessaire d'actualiser cette page - juste une fois, hein - pour que ça marche.

samedi 14 octobre 2006

Arc-en-ciel sur toi

J'ai découvert il y a quelques temps le site Colors on the Web et surtout son ColorWizard qui est quand même très pratique quand on cherche des combinaisons chouettes de couleur. Enfin, on se dit qu'il est pratique et puis on l'oublie, plutôt ; mais, peu importe, le concept de déterminer automatiquement des couleurs qui vont bien avec d'autres est intéressant. Alors, dans mon habitude et mon expertise de la perte du temps, j'ai décidé d'égayer ce blog pour les perdus de la toile qui s'émerveillent de voir des couleurs changer et devenir encore plus moches qu'avant quand on clique sur un bouton. Parce que maintenant, si vous cliquez sur Changer les couleurs, les principales couleurs du blog seront changées ! Essayez, essayez, c'est mignon. Enfin, si vous avez de la chance, parce que sinon ça peut devenir assez hideux... bref, cliquez tant que vous voulez, voire admirez, sinon changez de page, les couleurs redeviendront normales.

Et pour ceux qui sont fans, il y a maintenant un lien "Changer les couleurs" en haut de chaque page, à côté de "Accueil"...

vendredi 26 mai 2006

Du baudelairisme

J'aime bien Baudelaire. Ses poèmes ont quelque chose de comique. Je me suis laissé dire un jour qu'il écrivait "sous absinthe". Si ce n'est pas forcément étonnant, j'aurais tout de même tendance à mettre en doute la véracité de cette affirmation : ses textes sont en définitive trop bien pensés. C'est en rapport avec l'un d'eux, par ailleurs, que j'ai choisi le titre de ce blog : "Anywhere, Out of the world" est tiré de L'invitation au voyage - pas le poème bien connu, non, mais un autre texte de Baudelaire. Où il pense que l'endroit où il vivrait le mieux serait, justement, anywhere, out of the world [Baudelaire avait-il des tendances suicidaires ?]. C'est peut-être légèrement vaniteux de ma part, surtout que moi je vis bien où je suis. Mais, bon, j'espère faire de ce blog un lieu emprunt d'irréalisme.

lundi 8 mai 2006

Je...

...suis d'une originalité désarmante. Ainsi, après avoir expliqué le pourquoi du blog, je vais imposer le quid de l'auteur, c'est à dire moi. Je.

Moi, c'est ça :
Je

Avec une qualité délicieusement réduite qui permet que je n'apparaisse pas trop en détails. On est toujours un peu timide. Je lui reconnais aussi une autre qualité : elle transforme le mur blanc en patchwork de carrés bizarres.
Vous avez aussi une vue magnifique sur l'appareil photo génial qui m'a servi pour prendre cette photo ridicule. Tous les appareils photos ont un côté génial, surtout s'ils sont numériques. Un outil magnifique pour donner lieu à toutes sortes de lubies - ou même de chantages.
Et la couronne, c'est pour faire beau.

Du reste, je ne sais pas si une photo toute relative [ça se trouve, s'pas moi, hein] vous aidera à me connaître. Enfin, bon, un blog ça peut peut-être aussi servir à se faire connaître, petit à petit...